Saison de terrain

La saison de terrain 2016 est terminée! La suite en 2017!

Quelques photos à retrouver sur le site de vulgarisation La bio au labo.

Un de nos sites d’étude, la Garonne en plein cœur de Toulouse :

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 Jessica, Loic et Margaux en pleine pêche électrique. Annie et Séverine installent le stand de travail sur la berge.

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Nous cherchons en particulier 2 espèces, le chevesne et le goujon.

Voici un chevesne :

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 Et voici maintenant un goujon :

Fig 6

 Nous les mesurons et effectuons des prélèvements de sang, d’écailles et de parasites. Certains sont transportés au laboratoire pour d’autres analyses, les autres sont relâchés dans leur milieu naturel. Voici un de nos stands de travail sur le terrain.

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Chacun son rôle et il faut être bien coordonnés pour laisser les poissons le moins de temps possible hors de l’eau! Mathilde est à la prise de note, Annie fait les prises de sang (pour mesurer leur immunité), Jessica prélève les écailles (pour mesurer leur croissance), et Hélène fait les photos dans une « cage à lumière » (pour mesurer la morphologie et la coloration des poissons). Quant à moi, j’effectue les analyses parasitaires et je répertorie les lésions.

Fig 8

 

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 Nous prélevons également de l’eau pour mesurer les polluants de l’eau. Voici Jessica et Loïc qui mesurent les paramètres physicochimiques de l’eau dans la Garonne:

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Pour savoir si ces poissons exposés aux polluants sont immunodéprimés ou en mauvais état physiologique, nous effectuons des prises de sang dans la veine caudale des poissons sur le terrain comme ceci :

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Les échantillons de sang sont ensuite précieusement conservés dans des tampons spéciaux pour leur conservation. Et voici Jessica et Séverine en plein travail de prélèvements de nageoires et d’écailles!

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Puis nous faisons des analyses sanguines au laboratoire pour comparer l’état immunitaire (taux d’activité enzymatique) et physiologique (taux de triglycérides, lésions à l’ADN, etc) de nos poissons entre les sites naturels, urbains et agricoles plus ou moins impactés par l’homme. Une partie des manips se font donc ensuite sur la paillasse au laboratoire, ici.

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Nous étudions par exemple le taux de lésions à l’ADN dans les globules rouges du sang. Ces lésions engendrent des micronoyaux, qui reflètent les dommages génotoxiques causés par les polluants. Voici par exemple un frottis sanguin observé au microscope à fluorescence. Plus il y a de micronoyaux, plus cela reflète une exposition du poisson à des polluants qui ont endommagé l’ADN et perturbé la division cellulaire.

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Par la suite, nous testons statistiquement le lien entre l’état de santé des poissons et la pollution de l’eau, en prenant en compte d’autres facteurs environnementaux d’intérêt. Cette étape nous permet de démarrer un suivi d’état de santé de la faune piscicole dans le bassin de la Garonne, et de déterminer les zones les plus sensibles à surveiller.

Maintenant je vous présente comment nous traitons les données. Nous avons pour l’instant 18 sites d’étude dans tout le bassin de la Garonne et de ses affluents. Ces sites ont été choisis soigneusement pour qu’ils soient comparables et déjà suivis depuis de nombreuses années pour la qualité de l’eau. Six de ces sites sont dits « naturels », c’est-à-dire assez peu impactés par l’Homme. Voici par exemple un site naturel, avec très peu d’impact anthropique :

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Nous avons six autres sites urbains. Les sites urbains sont plutôt impactés par les hydrocarbures et les métaux lourds qui sont lessivés par l’eau de pluie sur les toits et les routes. Quand nous sommes dans les sites urbains, plus difficiles de planter notre stand de travail !

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Et enfin six sites agricoles, souvent impactés par des pesticides qui perturbent le fonctionnement physiologique des poissons et leur capacité à résister aux parasites. Voici un site agricole, à côté de Toulouse :

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